Comment l'amant, à un jour de Pentecôte au mois de Mai, trouva s'amie par amours cueillant roses en son joli jardin Le droit jour d'une Pentecôte, En ce gracieux mois de Mai, Celle où j'ai m'espérance toute En un joli verger trouvai Cueillant roses, puis lui priai : Baisez-moi. Si dit : Volontiers. Aise fus ; adonc la baisai Par amours, entre les rosiers. Adonc n'eut ni paour ni doute, Mais de s'amour me confortai ; Espoir fut dès lors de ma route,
Ains meilleur jardin ne trouvai. De là me vient le bien que j'ai, L'octroi et le doux désirier Que j'ouïs, comme je l'accolai, Par amours, entre les rosiers. Ce doux baiser ôte et rebute Plus de griefs que dire ne sais
De moi ; adoucie est trèstoute Ma douleur ; en joie vivrais. Le jour et l'heure bénirais Dont me vint le très-doux baiser, Quand ma dame lors encontrais Par amours, entre les rosiers. Prince, ma dame à point trouvai
Ce jour, et bien m'étais métier ; De bonne heure la saluai, Par amours, entre les rosiers.




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